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Conseiller funéraire : un métier à part entière

 

cimetière"NOUVELLE FORMATION A VANNES A PARTIR DE DEBUT 2014"

 

 

En 2009, Retravailler dans l’Ouest a organisé plusieurs sessions de formation pour préparer au métier de « Conseiller Funéraire » et une nouvelle session aura lieu au début 2014 sur notre site de Vannes. Ces formations ont permis de susciter des vocations, comme celle d’André MAGRES, ancien stagiaire de notre site du Mans. Il nous raconte son choix de devenir conseiller funéraire et son travail aujourd’hui.

 

 

 

Choisir de travailler au contact quotidien de la mort n’est pas un anodin. Univers souvent inconnu du grand public, le secteur du funéraire regroupe environ 2 500 entreprises en France et compte 19 000 salariés, selo

 

n l’union des professionnels du funéraire (UPF).

 

Pourquoi avoir choisi de suivre une formation dans le secteur du funéraire ?

 

André MAGRES : J’étais dans une période de ma vie où je saturais dans mon métier de VRP (représentant de commerce). Je ne me sentais plus à ma place et j’avais envie d’avancer professionnellement. Puis, j’ai découvert dans un journal local d’Angers, une annonce pour la mise en place d’une formation « Conseiller Funéraire » à Retravailler.  Cela m’a tout de suite interpellé  et je me suis dit : « Pourquoi pas moi ? ». En effet, le deuil, je l’ai vécu très jeune et inconsciemment, je voulais sûrement explorer cet univers peu connu.

 

 

 

Comment s’est passée l’entrée en formation ?

 

A. M : J’ai

 

donc pris contact avec les référents de la formation, j’ai passé des entretiens. En parallèle, j’ai commencé à parler de mon projet dans mon réseau autour de moi, afin d’en savoir plus sur le métier, de me faire une idée et de conforter ma décision. Mais cela n’a pas été facile d’intégrer la formation, car celle-ci était destinée en priorité aux demandeurs d’emploi. Pour ma part, comme j’étais salarié, j’ai fait une demande de financement via le CIF*.  Nous avons dû attendre le dernier moment avant d’avoir l’accord de prise en charge.

 

 

Comment s’est déroulée cette formation ? cercueil

 

A. M : La formation était à la hauteur de ce que l’on est en droit d’attendre. Elle correspondait à mon besoin et à l’activité quotidienne que j’exerce

 

aujourd’hui. On a rencontré plusieurs professionnels du deuil, de l’assurance, de la psychologie. Les interventions des psychologues m’ont particulièrement plu. Tout cela s’est avéré très complémentaire une fois sur le terrain. A noter qu’au départ, je ne percevais pas forcément l’utilité de chaque module. Par exemple, je me souviens que je ne voyais pas l’intérêt du cours sur les assurances, alors qu’en réalité, je gère des problématiques liées à ce domaine très régulièrement.

 

 

Que retenez-vous de cette formation aujourd’hui avec le recul ?

 

A. M : J’ai directement été embauché après ma formation, dans la structure qui m’avait accueilli lors de mon stage. Avec la confrontation du terrain, j’ai essayé de voir ce qui m’a manqué. Je crois que j’aurai aimé approfondir davantage l’approche psychologique, car notre travail fonctionne principalement sur l’accompagnement des familles et la gestion du deuil. Chaque cas, chaque famille est différente et a son histoire. Nous devons nous adapter, mais savoir également dire « stop ». Néanmoins, lors de ma prise de poste, comme tous les nouveaux salariés de mon groupe, j’ai dû faire une formation interne obligatoire.

 

 

 

Pouvez-vous nous raconter le quotidien de votre métier de Conseiller Funéraire ?

 

ceremonie funebre

A. M : Concrètement, mon travail commence généralement par un coup de téléphone d’une famille m’annonçant un décès. Que cet appel soit en journée ou de nuit lors d’une astreinte, on se doit de réagir très vite : demander les renseignements pratiques – nom, lieu du décès, numéro de téléphone … - puis gérer les questions logistiques liées aux transferts du corps vers une chambre funéraire et surtout réconforter la famille. Si on devait résumer notre rôle

 

pendant ces dix minutes de conversation téléphonique, cela tiendrait en ces mots « Je m’occupe de tout ».
Après, nous organisons une rencontre avec la famille afin de nous présenter et discuter des différentes démarches qui vont suivre : cérémonie religieuse ou plus personnalisée, l’accompagnement souhaité … Ces échanges sont essentiels, nous nous devons d’être sensibles aux petits détails, besoins des personnes. Et même si l’on travaille sur la douleur, on peut toujours sourire.

 

A savoir aussi, qu’un conseiller funéraire n’est pas obligé de voir le défunt. Pour ma part, je crois qu’il est important d’être présent si la famille le souhaite. Cela permet de mieux la comprendre et de ne pas être que dans l’approche commerciale.

 

 

Quels conseils pourriez-vous donner à un candidat qui souhaite faire ce métier ?

 

A. M : Nous savons aussi que le secteur va recruter des conseillers funéraires dans les prochaines années, ceci est lié à l’évolution démographique*. Il faut avoir conscience que c’est un métier prenant, physiquement et psychiquement, mais très enrichissant. Je ne regrette vraiment pas mon choix. Si je devais donc donner un conseil, je dirais qu’il faut savoir « mordre ». Pour décrocher mon stage, j’ai dû me vendre, parce que je ne venais pas de ce milieu. Avoir envie de faire ce métier et le montrer,  c’est donc déjà une bonne base.

 

 

 

Propos recueillis le 14/02/2013 par Marie Delhaye

 

 

Pour en savoir plus sur la formation mise en place par Retravailler, cliquez ici.

 

 

PROCHAINE SESSION A VANNES DEBUT 2014 ! Si vous êtes intéressés par cette formation, vous pouvez nous envoyer un message . Nous conservons toutes les demandes d’informations liées à cette formation et vous tiendrons au courant si une nouvelle session se met en place.

 

 

Pour aller plus loin :

 

LE C.I.F : Congé Individuel de Formation

 

 

* L’activité funéraire prévoit un vrai bond de la profession, dû notamment à l’effet vieillissant du baby-boom. Si on enregistre actuellement 546 000 décès par an (selon les données 2009 de l’Insee), la mortalité va fortement augmenter dans les années à venir. On estime à 800 000 par an le nombre de décès à l’horizon 2030/ 2040. D’autres professions du secteurs seront également concernées par des recrutements : marbriers, porteurs … Plus d’informations sur les métiers du funéraire sur le site de l’Union Professionnelle du Funéraire

 

 

 

 

 

 

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